Clinique & Travail social
Clinique        &        Travail social

CTS a pour objet d'affirmer et de porter l'exigence de la clinique dans le travail social. Pour nous, la clinique est une éthique. En premier lieu, c'est reconnaître l'autre comme un sujet, avec ses potentialités et ses empêchements, comme une personne capable et en même temps vulnérable. Il s'agit alors de donner à l'autre et à sa parole la plus grande attention afin qu'il s'oriente lui-même comme sujet désirant. En second lieu, c'est subordonner le savoir à la pensée et à l'élaboration, afin de ne pas confondre le singulier avec l'universel de la théorie. 

 

GÉRER L'AGRESSIVITÉ ET LA VIOLENCE DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE LA PETITE ENFANCE Les manifestations agressives et les crises de violence nous mettent souvent en difficulté, nous débordent, voire nous désemparent. Des mouvements agressifs à peine perceptibles, allant jusqu’aux coups, jets d’objets, morsures et autres crises de colère, la petite enfance est un monde où il y a de l’agressivité. D’où l’importance pour les professionnels de réfléchir à leur positionnement, d’apprendre à accueillir et contenir ces manifestations. Comment comprendre et gérer ces situations toujours singulières ? Comment penser un accompagnement de l’enfant violent dans la durée ? Quels repères éducatifs pour permettre aux jeunes enfants d’exprimer leur violence à travers une voie symbolique et socialisée ? Petite Enfance 3 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Professionnels travaillant dans le champ de la petite enfance DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jour) ou 4 jours (2 jours + 2 jours), selon la demande PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) HAS : quelles sont ses recommandations ? La loi 2002. 2 et aspect juridique Veille à l’autre et veille à l’environnement Veille au vivre ensemble : pour un climat bientraitant Le temps de l’accueil Le temps du quotidien Le temps de la séparation Les douces violences selon l’ouvrage de Christine Schuhl Prendre en compte les besoins du sujet : développement cognitif, affectif et psychomoteur Penser l’espace et son aménagement Contenance, confiance et continuité Identification des signes de maltraitance Communication non-violente et accueil de la différence de l’autre Identifier et accueillir ses propres mouvements réactifs Reconnaitre l’enfant comme sujet Développer son empathie Positionnement professionnel et distance professionnelle Enjeux du cadre et de la loi Différence entre sanction et punition Une équipe « suffisamment bonne » pour un climat bienveillant Travailler avec les familles Définition et enjeux de la bientraitance Les douces violences au quotidien Repérage et réflexion sur les causes du mal-être et de la souffrance des enfants La bienveillance comme compétence Ethique et positionnement professionnel OBJECTIFS Repérer dans son quotidien professionnel les enjeux de la bientraitance Repérer et identifier les douces violences du quotidien Prendre de la distance face à certaines situations pour l’accueillir avec empathie et bienveillance Différencier une sanction d’une punition CONTENU BIENTRAITANCE ET BIENVEILLANCE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE LA PETITE ENFANCE Cette formation s’adresse aux professionnels comme aux institutions désirant interroger le quotidien de leur pratique professionnelle sous l’angle de la bientraitance et de la bienveillance. La question de la bientraitance se joue dans des temps et des lieux du quotidien parfois insoupçonnés. Parallèlement, contre certaines certitudes, la bienveillance ne va pas de soi, comme faculté et compétence professionnelle, elle se travaille et s’entretient. Petite Enfance 4 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Professionnels travaillant dans le champ de la petite enfance DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jour) ou 4 jours (2 jours + 2 jours), selon la demande PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Les stades d'acquisitions motrices et le développement intellectuel (Piaget) L'évolution des jeux selon l'âge de développement L’observation des jeux spontanés de l'enfant Jeu et objet transitionnel L'espace transitionnel et séparations psychiques L'acceptation des règles et socialisation Exploration de l'imaginaire et dépassement des angoisses infantiles Reconnaître les particularités de l'enfant : agressivité, inhibition, handicap Quels jeux ou médiation choisir au cas par cas Effets éducatifs et thérapeutiques des jeux Comment choisir un conte Le cadre particulier et différents temps du conte : conte, jeu et expression verbale/dessin Comment animer un atelier conte Le dessin et le conte Les différents jeux spontanés et leur encadrement Les jeux à règle et leurs effets éducatifs Les différents modes d'utilisation du dessin : le "Squiggle" Développement psychomoteur de l’enfant Sens etrôle des médiations et des jeux dans le développement de l’enfant Particularités de l'enfant : quels jeux choisir ? Outils d’animation de conte Jeux créatifs et jeux à règle OBJECTIFS Etre capable de construire et animer des temps d’éveil à travers le jeu, le dessin ou le conte selon les stades de développement et particularités de l’enfant (inhibition, agitation, agressivité, isolement, différents retards, etc) Etre capable d’observer les enfants pour proposer des activités ludiques adaptées à leur singularité Animer des jeux spontanés qui développent l’expression de soi, la créativité et l’imaginaire Animer des jeux à règles pour favoriser l’échange entre pairs dans un cadre contenant et structurant CONTENU MÉDIATION PAR LE JEU, LE DESSIN ET LE CONTE L'accompagnement de l'enfant dans son épanouissement psychomoteur, affectif et intellectuel est au cœur de cette formation. Les professionnels de la petite enfance sont sollicités dans leur créativité pour répondre au mieux aux nécessités développementales de l'enfant dans un contexte de collectivité. Quelles activités ludiques proposer? A quels âges ou dans quelles situations? Quels en sont les retentissements sur le comportement et le développement de l'enfant? Le jeu, le dessin et le conte sont des outils à la portée des professionnels de la petite enfance qui, bien employés, constituent des alliés incontournables pour réaliser leurs projets éducatifs tout en s'adaptant à la singularité de chaque enfant. Petite Enfance 5 Petite Enfance LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Professionnels travaillant dans le champ de la petite enfance DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jour) ou 4 jours (2 jours + 2 jours), selon la demande PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Les différents partenariats Enjeux de pouvoir et rivalité Enjeux et modalités de contractualisation La définition des places Rappel des enjeux psychiques propres aux relations parents-enfants L’enfant comme projection narcissique Risque d’effraction du professionnel dans la relation Le partage de l’autorité : possibilités et limites Sanction et punition Le cadre Sociologie de la famille et nouvelles configurations familiales Des nouveaux repères pour l’enfant Les enjeux accrus de la reconnaissance de la place de chacun et des compétences parentales Le non-jugement et l’accueil de la différence, des manques, des souffrances Relation d’aide et d’accompagnement Confiance et bienveillance L’écoute Inviter sans culpabiliser Travail sur une pédagogie participative Le réseau Définition du partenariat avec les parents Les enjeux éducatifs dans le trio : parents/enfants/professionnels Les nouvelles configurations familiales et enjeux professionnels Reconnaitre les compétences et les souffrances parentales Mobiliser les parents OBJECTIFS Mobiliser les parents dans le trio éducatif parents/enfants/professionnels Identifier les enjeux de place, d’autorité et de positionnement dans le trio éducatif Reconnaître les parents dans leurs compétences en tenant compte des nouvelles configurations familiales Comprendre les parents dans leur manque et leur différence pour mieux les accompagner Développer sa capacité d’écoute et d’accueil CONTENU LE PARTENARIAT AVEC LES PARENTS : LES ENJEUX DU TRIO ÉDUCATIF PARENTS/ ENFANTS/ PROFESSIONNELS L’histoire du partenariat avec les parents touche historiquement à la question du parentalisme, comme renvoie sur l’autre d’une responsabilité et d’une faute. Or la chose est à penser dans sa complexité. Comment en effet articuler responsabilisation et soutien parental ? Comment accompagner les parents avec leurs manques, avec leurs différences, leur désinvestissement et parfois leur surinvestissement ? Comment éviter les rivalités et les disqualifications ? Comment reconnaitre les parents dans leurs compétences ? Comment se positionner face à la multiplication des configurations familiales ? Comment mobiliser les parents ? Petite Enfance 6 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Professionnels travaillant dans le champ de la petite enfance DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jour) ou 4 jours (2 jours + 2 jours), selon la demande PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Confiance, sollicitude, et confidentialité Bienveillance et respect de l’autre dans ses convictions La durée et le rythme Configuration spatiale Partager son expérience et ses difficultés à être parent au quotidien Travailler sur ses angoisses Rompre l’isolement physique et psychique Déplacement et distanciation face à son quotidien et ses émotions Une forme de clinique : travailler sur la souffrance Les limites d’un groupe de parole Identité du groupe, son début et sa fin Rivalité, agressivité et rapport au savoir Circulation de la parole, fonction des silences et des bavardages La temporalité du groupe à se mettre au travail Ecoute et accueil de l’autre dans sa souffrance et ses difficultés Non-jugement et accueil de l’autre dans sa différence Communication non-violente Contenir le groupe dans ses mouvements débordants La reformulation Restituer au groupe les éléments qui le traversent Reconnaitre les compétences et le savoir chez l’autre Accueil des résistances et de la temporalité du groupe Le cadre du groupe de parole : le comprendre, le poser et le tenir Enjeux et vertus d’un groupe de parole de parents Dynamique de groupe Positionnement de l’animateur Techniques et médiations pour animer un groupe de parole pour enfants et pour adultes Spécificité des thèmes de la parentalité OBJECTIFS Définir et tenir le cadre d’un groupe de parole Maitriser les enjeux et vertus d’un groupe de parole Acquérir des outils et techniques d’animation de groupe de parole Identifier les mouvements et dynamiques de groupe pour adapter son positionnement Développer sa capacité d’écoute Repérer et travailler sur nos propres mouvements réactifs et émotionnels face aux situations des participants CONTENU ANIMER DES GROUPES DE PAROLE DANS LE CHAMP DE L'ENFANCE ET DE LA PARENTALITÉ Le groupe de parole est lieu de ressource et de bienveillance où la rencontre de l’autre permet de rompre l’isolement, reconnaitre ses compétences, partager ses expériences, prendre conscience qu’elles ne sont pas uniques et de s’en distancier pour s’orienter autrement dans son quotidien. Sans être un espace thérapeutique, l’animateur ne peut pour autant faire l’impasse sur la complexité de ce qui se joue pour l’autre, le groupe, et lui-même. Comment animer un groupe de parole ? Comment se positionner face au groupe ? Quoi dire ? Quels outils mettre en place ? Comment réguler la prise de parole et veiller au respect du cadre de l'intervention ? Petite Enfance 7 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Professionnels travaillant dans le champ de la petite enfance DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jour) ou 4 jours (2 jours + 2 jours), selon la demande PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Définition de la famille Théorie de l’attachement Autorité et ordre générationnel Les familles dysfonctionnelles Qu’est-ce qu’un couple ? Histoire et contexte socio-juridique Différencier le terrorisme patriarcal des violences situationnelles Processus psychique et mécanisme en jeu dans l’endurance des situations de violences Exposition à la violence et conséquences Différencier maltraitance et négligence La question de la répétition des scénarii violents Définition Cadre juridique Les différentes caractéristiques de l’abus incestueux Les auteurs d’actes incestueux : traits de personnalité et aspects psychosexuels Les conséquences dans le développement du sujet Les conséquences à long-terme : impact psychologique, social et somatique. Le syndrome d’accommodation La question de la transmission transgénérationnelle Identifier et développer le réseau de partenaire Accueillir la parole Identifier ses propres mouvements réactifs et travailler sa capacité de distanciation. Fonctionnement du système familial Les violences conjugales L’enfant au centre des violences intra-familiales Les violences sexuelles intrafamiliales : la problématique de l’inceste Les conséquences de l’inceste Accompagnement psychologique et social OBJECTIFS Repérer les situations de violences intrafamiliales. Identifier les mécanismes psychologiques et contextuels des violences familiales Comprendre les conséquences sur les victimes Mieux comprendre le cadre juridique et le rôle des différents acteurs sociaux-judiciaires. Accompagner et prendre en charge les victimes CONTENU REPÉRAGE ET ACCOMPAGNEMENT DES VIOLENCES INTRAFAMILIALES La question des violences intrafamiliales est un enjeu de santé public, les professionnels de santé et travailleurs sociaux y sont régulièrement confrontés. Ces violences sont par nature différentes et engagent des processus psychiques spécifiques qu’il est important d’identifier et de comprendre. Comment repérer ses violences et comprendre les mécanismes sous-jacents ? Comment identifier les conséquences et accompagner les usagers ? LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Travailleurs Sociaux, personnel d’accueil DUREE : 28 heures (4 jours) (2 jours + 2 jours), PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis 8 TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Adolescence Le vivre ensemble : perspective clinique et interculturelle Religion, croyance et coordonnées subjectives des jeunes Le religieux comme fonction identitaire et marqueur d’appartenance sociale Religion et troubles psychiques La laïcité en tension : nivellement ou intégration de l’altérité La laïcité et le droit en 2021 Réflexion sur les signes ostentatoires Identification de ce qui fait limite pour le groupe et l’institution L’alimentation Le ramadan Accompagnement aux lieux de cultes Identification de ce qui fait limite pour le groupe et l’institution Réflexion sur l’information faite aux jeunes Réflexion sur « l’enseignement du fait religieux » Réflexion sur le positionnement professionnel Le fait religieux et le vivre ensemble La laïcité comme système de valeurs La place pour les pratiques religieuses dans l’institution Le fait religieux : quel discours institutionnel OBJECTIFS Repérer les enjeux de la religion et des croyances dans la construction du jeune Identifier les enjeux de la laïcité dans le vivre ensemble institutionnel Penser la place des pratiques religieuses dans l’institution, les limites et les modalités d’accompagnement Elaborer sur son positionnement professionnel en lien avec le discours institutionnel et la prise en compte du fait religieux. CONTENU APPRÉHENDER LE FAIT RELIGIEUX EN INSTITUTION Le fait religieux présente immédiatement, sous le signe de l’altérité, des enjeux d’accueil, de liberté et de vivre ensemble. La différence religieuse au même titre que la différence culturelle exige d’être pensée en institution pour nourrir un discours commun ; étayant professionnel et chaque enfant dans sa singularité et le respect de ses coordonnées subjectives tout en garantissant le vivre ensemble institutionnel. Cette formation ne sera pas « moralisante ». Dans une perspective interactive, elle partira du groupe pour penser en interne la question de la prise en compte du fait religieux, des croyances, des pratiques, des représentations, vivement en lien avec l’enjeu de la laïcité. 9 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Travailleurs Sociaux, personnel d’accueil DUREE : 28 heures (4 jours) (2 jours + 2 jours), PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situatioFAIRE FAIRE A L'AGRESSIVITÉ ET LA VIOLENCE DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS DANS SA PRATIQUE D’un côté, en opposition avec le cadre familial et autre forme d’autorité et d’un autre, tendant à l’extrême conformisme dans les lieux d’appartenances et de distinctions qui leur sont propres, l’entrée dans l’adolescence ne va pas de soi. Cette période sensible à laquelle peut s’articuler des difficultés d’ordre social et familiale nous appellent à élaborer, trouver des repères éducatifs pour permettre son expression à travers une voie symbolique et socialisée. Comment prévenir ses manifestations et crises de violence ? Comment leur faire face sans être dans la réactivité ? Comment se positionner ? Quoi dire ? Quels outils mettre en place ? LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel du médico-social éducatif DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande Adolescence 10 TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Image du corps Estime de soi et regard de l’autre Sexualisation des rapports à l’autre Choix identitaires Confrontation au cadre Passage à l’acte et appel à l’aide Conduite sacrificielle et conduites ordaliques Influence de l’autre et phénomène de groupe Les nouvelles technologies Repousser et défier les limites Les premières expériences : entre fantasme et confrontation à la réalité La découverte des corps, construction de soi et le respect de l’intime Nouvelles technologies, l’intime et l’image sur les réseaux sociaux Sensibiliser les adolescents : information, débat et groupe de parole Addiction, pulsion de mort et rapport à la loi Les différentes formes d’addiction Addiction : du renfermement à la perte de réalité Addiction, financement et dérives délinquantes Les difficultés du rapport à l’autre Contexte de l’adolescent : histoire, souffrance sociale, précarité… Psychopathologie et passage à l’acte Le transfert sur le professionnel comme représentant de la loi Sentiment d’insécurité, stress, peur, angoisse, traumatisme Accueillir ses propres mouvements réactifs Prendre de la distance pour mieux agir pour l’autre Développement psycho-affectif de l’adolescent Jeux et conduites à risque Sexualité et conduites à risques Addiction et conduites à risque Repérage et prévention des éléments déclencheurs des situations de crise Travail de repérage des mouvements réactifs des professionnels OBJECTIFS Identifier les enjeux et le sens des conduites à risques adolescentes Déconstruire nos représentations autour des conduites à risques adolescentes Accompagner les adolescents et les parents en difficultés dans une posture accueillante et constructive Identifier les repères éducatifs à mettre en place en structures collectives Identifier l’adolescent en souffrance CONTENU LES CONDUITES À RISQUES : JEUX, ADDICTIONS, SEXUALITÉ Les conduites à risques évoluent. Distinction du virtuel et de la réalité à travers les nouvelles technologies et risque d’enfermement, pratiques ordaliques à travers les jeux du foulard ou autres épreuves initiatiques, découverte des pratiques addictives et sexuelles, autant d’expériences auxquelles les adolescents, pris dans un temps du refondement du sujet, se risquent pour se construire. Comment accompagner les adolescents dans leur découverte du corps sexué, dans leur construction à travers les jeux à risques ou encore dans l’addiction ? Comment accompagner les parents dans leur impuissance ? Cette formation permettra aux professionnels de revisiter les enjeux de construction identitaire des adolescents dans des pratiques qui interrogent nos représentations et le cadre éducatif. Adolescence 11 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel du médico-social éducatif DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation HAS : quelles sont ses recommandations ? La loi 2002. 2 et aspect juridique Veille à l’autre et veille à l’environnement Veille au vivre ensemble : pour un climat bientraitant Le temps de l’accueil Le temps du quotidien Le temps de la séparation Les douces violences selon l’ouvrage de Christine Schuhl Prendre en compte les besoins du sujet : développement cognitif, affectif et psychomoteur Penser l’espace et son aménagement Contenance, confiance et continuité Identification des signes de maltraitance L’altérité : accueillir la différence Faire avec ses mouvements réactifs Reconnaître l’enfant comme sujet Développer son empathie Définition et enjeux de la bientraitance Les petites choses qui font violence à l’autre au quotidien Repérage et réflexion sur les causes du mal-être et de la souffrance des enfants La bienveillance comme compétence Le rapport à la loi : pour la sanction, contre la punition Travailler avec les familles OBJECTIFS Repérer dans son quotidien professionnel les enjeux de la bientraitance Repérer et identifier « les douces violences » qui peuvent faire violence à l’autre Prendre de la distance face à certaines situations pour l’accueillir avec empathie et bienveillance Différencier une sanction d’une punition CONTENU BIENTRAITANCE ET BIENVEILLANCE DANS LES STRUCTURES D'ACCUEIL Cette formation s’adresse aux professionnels comme aux institutions désirant interroger le quotidien de leur pratique professionnelle sous l’angle de la bientraitance et de la bienveillance. La question de la bientraitance se joue dans des temps et des lieux du quotidien parfois insoupçonnés. Parallèlement, contre certaines certitudes, la bienveillance ne va pas de soi, comme faculté et compétence professionnelle, elle se travaille et s’entretient. Adolescence 12 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel du médico-social éducatif DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Le lien, dans la distance et dans la séparation Intimité et construction de soi Lien et troubles psychiques Lien et violence Spécificité de la relation parents adolescents L’intervention du tiers institutionnel et impact dans la structure familiale : disqualification, incompréhension, conflit, etc. La référence éducative et parents en grande difficulté : quelle place pour les professionnels ? Quelle place pour les parents ? Être médiateur : la place du tiers, la juste distance, différence entre implication et ingérence Référence éducative, multiplication des repères et conflit de loyauté Les enjeux du transfert sur ce qui fait figure parentale Trouver sa juste place, soutenir sans remplacer, faire tiers Les enjeux de l’appartement individuel, Le cadre et ses limites Les repères éducatifs à mettre en place Spécificité du travail avec les familles dans le cadre de mesures d’Aide Educative Renforcée Soutien à la parentalité et partenariat (contrat) La prise en compte des compétences parentales Visite à domicile : trois modalités de rencontre avec l’intimité : l’intrusion, l’étayage, l’hospitalité Comment communiquer avec la famille : les enjeux, la peur du jugement, le sentiment d’incompétence et le risque de disqualification Le réseau Rappel des processus adolescents et la question du lien La relation parents/jeunes : enjeux et posture professionnelle La relation jeunes /professionnels : enjeux et posture professionnelle La relation parents/professionnels : enjeux et posture professionnelle OBJECTIFS Repérer et identifier les enjeux du lien dans la construction de l’adolescent Développer ses compétences professionnelles avec les parents en vue de la protection et du développement des jeunes Élaborer d’autres modes de travail et de soutien à la parentalité Identifier les enjeux et les repères éducatifs à mettre en place dans le cadre d’un travail avec des usagers en appartement individuel Repérer les enjeux liés à l’intervention à domicile chez les parents CONTENU SOUTENIR LA RELATION PARENTS/ ENFANTS OU ADOLESCENTS DANS LE CADRE DE MESURES ÉDUCATIVES Toute mesure éducative, qu’il s’agisse de placement ou d’Action Educative Renforcée, porte à la fois la trace de difficultés majeures entre les enfants ou adolescents et leurs parents et en même temps, la promesse d’autres bouleversements. Dans ce contexte, au cœur de la triangulation jeunes/ parents/professionnels, comment se positionner face aux parents en tant que professionnel ? Quelle place pour les professionnelles ? Quelle place pour les parents ? Comment concilier prévention et maintien du lien ? Formation adaptable selon la spécificité des tranches d’âge : enfants, adolescents, jeunes (16-21ans) Adolescence 13 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel du médico-social éducatif DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Accompagnement social Handicap Violence et rapport à la loi Sociale, symbolique, physique, psychologique, verbale, « douce » Agressivité et violence La psychose Le délire Le passage à l’acte Les difficultés du rapport à l’autre : rivalité, sentiment d’injustice, sentiment d’effraction, sentiment d’impuissance, frustration Contexte de la personne : histoire, souffrance sociale, précarité, burn out, addiction. Contexte institutionnel : cadre et effet de contenance, moyen, communication, impasse administrative, etc. Le transfert sur le professionnel comme représentant de la loi Sentiment d’insécurité, stress, peur, angoisse, traumatisme Accueillir ses propres mouvements réactifs Prendre de la distance pour mieux agir pour l’autre L’écoute et la reconnaissance du message de l’autre dans sa violence Outil de communication non-violente Être contenant : par son corps et sa parole Le rappel à la loi L’autorité Le cadre et les limites de la structure Les différentes formes de violence et leur repérage Psychopathologie et passage à l’acte Repérage et prévention des éléments déclencheurs des situations de crise Travail de repérage des mouvements réactifs des professionnels Les différentes formes de relations et communications Gestion des comportements agressifs Partenariat et réseau OBJECTIFS Définir et comprendre les processus de violence et d’agressivité Faire face à des situations de violence de manière adaptée Repérer et travailler sur nos propres mouvements réactifs face à la violence et l’agressivité Identifier les causes personnelles et institutionnelles à l’émergence de ces comportements CONTENU GÉRER L'AGRESSIVITÉ ET LA VIOLENCE DANS LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE Travailler avec l’autre en souffrance, qu’il s’agisse de souffrance sociale ou/et de souffrance psychique, appelle souvent à rencontrer des situations de violence débordantes qui viennent interroger les professionnels sur leur positionnement et leur capacité à faire face. Comment comprendre et prévenir ses manifestations et crises de violence ? Comment leur faire face sans être dans la réactivité ? Comment se positionner ? Quoi dire ? Quels outils mettre en place ? 14 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel du médico-social éducatif DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Approche historique Aspect législatif et réglementaire Les différents mandats : de la dimension du soin à la dimension éducative La tension entre l’aide et la contrainte Question de la responsabilité, de l’éthique et de la déontologie Triangulation famille /professionnel/personne accompagnée Le projet institutionnel : porteur du cadre de cette démarche Les indications : pourquoi intervenir au domicile ? Problèmes rencontrés en VAD Le domicile comme espace d’intimité et d’identité Le professionnel au domicile : trois modalités de rencontre avec l’intimité : l’intrusion, l’étayage, l’hospitalité Adopter la bonne distance relationnelle Les stratégies d’évitement, refus ou absences de collaboration, mécanismes de défense et protection La communication intra-familiale La notion de patient désigné Comment communiquer avec la famille : les enjeux, la peur du jugement, le sentiment d’incompétence et le risque de disqualification La famille comme partenaire : miser sur la compétence parentale Quelques repères pour communiquer Le réseau comme enveloppe partenariale autour de la famille Une culture commune : rompre avec ses ancrages institutionnels pour entrer dans une véritable coopération et une complémentarité ? La transmission des infos : Quoi ? Comment ? À qui ? Pourquoi ? Circulation de l’information et secret professionnel Évolution de l’intervention à domicile De l’institution au domicile d’autrui Le fonctionnement familial à l’éclairage des différentes approches VAD et partenariat OBJECTIFS Identifier les problèmes soulevés par l’intervention à domicile afin de dégager des principes essentiels soutenant notre pratique professionnelle Repérer les nouveaux enjeux liés à l’intervention à domicile et clarifier la représentation de son rôle professionnel Adapter sa pratique au contexte CONTENU INTERVENIR EN VISITES À DOMICILE : TRAVAILLER AVEC L'INTIME L’intervention sociale et médico-sociale à domicile constitue aujourd’hui une pratique en développement traversée par de multiples enjeux. Cette formation visera à travailler sur son positionnement professionnel lors d’une VAD, et notamment à élaborer sur ce cadre paradoxal qui pousse parfois le professionnel à respecter et appliquer les politiques publiques tout en ayant à respecter l’usager (art 9 du code civil : chacun a le droit au respect de sa vie privée.) et sa propre déontologie. 15 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel intervenant en VAD (ES, ASS, TISF...) DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Accompagnement social Handicap OBJECTIFS Améliorer la capacité des travailleurs sociaux à engager une relation d’aide en direction des personnes en souffrance psychique du fait de leur situation de précarité et d’exclusion S’approprier une base de connaissance sur les interactions entre santé mentale et précarité Repérer et travailler sur nos propres mouvements réactifs face aux situations débordantes Réagir de manière adaptée selon la singularité des situations Acquérir des outils pratiques dans la gestion de l’accueil et des situations débordantes CONTENU SANTÉ MENTALE ET PRÉCARITÉ : ACCUEIL ET POSITIONNEMENT PROFESSIONNEL Les professionnels du social rencontrent quotidiennement un public vulnérable et des situations débordantes. A l’articulation des discours de la santé mentale et de la précarité sociale, cette vulnérabilité multiforme met en question nos capacités et compétences d’accueil, d’orientation et d’accompagnement. Les professionnels se retrouvent parfois eux-mêmes dans une souffrance au travail. Ils se sentent impuissants et sont nombreux à demander de l’aide. Cette formation visera à mieux comprendre l’autre pour mieux agir pour lui. Il s’agira d’interroger cette articulation entre les problématiques de santé mentale et de précarité pour élaborer un langage commun, tisser du lien entre professionnels rencontrant des situations débordantes, travailler sur ses représentations et évoluer dans sa capacité d’accueillir l’autre en difficulté. 16 Santé mentale et construction psychique Psychopathologie clinique et précarité Rencontre de la psychose et du délire Les notions de morcellement, d’étayage et de contenance Souffrance sociale et précarité Souffrance sociale et souffrance psychique Clinique de la précarité : exclusion, désaffiliation, errance, sans-abris L’auto-exclusion Crise et fragilité psychique Les différentes formes de manifestations de violence Le lien entre souffrance et violence Outils de communication non-violente Attitudes et techniques d’entretien Identification de ses mouvements réactifs : sentiment d’insécurité, agressivité, sidération, angoisse L’écoute active Enjeux éthiques de la rencontre de l’autre en souffrance : accompagnement et relation à l’autre Contexte institutionnel : cadre et effet de contenance, moyen de communication, etc. Repérage autour de la souffrance psychique Mieux comprendre l’autre en souffrance Violence et situations débordantes Enjeu de l’accueil LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel intervenant en VAD (ES, ASS, TISF...) DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Accompagnement social Handicap OBJECTIFS Repérer le traumatisme psychique. Identifier les mécanismes Comprendre les conséquences du traumatisme psychique Accompagner et prendre en charge le traumatisme psychique CONTENU LE TRAVAILLEUR SOCIAL FACE AU TRAUMATISME PSYCHIQUE ET AUX RÉCITS DE VIE Les enjeux du travail social impliquent une exposition à des récits de vie traumatiques et de situations de violence. En ce sens il apparait important de pouvoir identifier le psychotraumatisme et ces conséquences. Comment définir le traumatisme psychique ? Quelles sont ces caractéristiques et ces conséquences ? Comment le recevoir et l’accompagner ? 17 Définition et classification Dimension juridique Différencier le stress, le traumatisme et psychotraumatisme Les différents évènements traumatiques Typologie du traumatisme et classification psychiatrique Les théories du traumatisme et les conceptions explicatives La question de la temporalité de l’évènement vs du sujet La violence traumatique et les mécanismes intrapsychiques Identification des facteurs de risque avant, pendant et après l’évènement traumatique L’accueil du psychotrauma La place de la parole dans le psychotraumatisme Le travail de lien et d’historicisation La contenance en prévention de l’effondrement psychique Quand le récit de l’autre fait effraction La question de la juste distance La nécessité du travail en réseau Qu’est-ce qu’une victime ? Le psychotraumatisme aspects théoriques et conceptuelles La clinique du traumatisme psychique Accompagner le psychotrauma Les professionnels face au trauma LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel intervenant en VAD (ES, ASS, TISF...) DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Accompagnement social Handicap HAS : quelles sont ses recommandations ? La loi 2002. 2 et aspect juridique Veille à l’autre et veille à l’environnement Veille au vivre ensemble : pour un climat bientraitant Respect et dignité de la personne Le temps de l’accueil et de séparation avec les parents visiteurs Le temps du départ et du retour de week-end Le temps du quotidien : les repas, le coucher, etc. Les douces violences (selon l’ouvrage de Christine Schuhl) L’importance de l’intime Prendre en compte les besoins du sujet : développement cognitif, affectif et psychomoteur Penser l’espace et son aménagement Enjeux de la contenance, de la confiance et de la continuité Identification des signes de maltraitance Communication non-violente et accueil de la différence de l’autre Identifier et accueillir ses propres mouvements réactifs Développer son empathie Positionnement professionnel et distance professionnelle Enjeux du cadre et de la loi Reconnaître le résidant comme sujet Définition et enjeux de la bientraitance Les « petites choses » qui font violence à l’autre au quotidien Repérage et réflexion sur les causes du mal-être et de la souffrance des résidents La bienveillance comme compétence Éthique et positionnement professionnel Travailler avec les familles OBJECTIFS Repérer dans son quotidien professionnel les enjeux de la bientraitance et de la bienveillance Prendre de la distance face à certaines situations pour les accueillir avec empathie et bienveillance Acquérir des outils pour mieux accueillir et contenir des situations difficiles Repérer les différentes formes de violence : de la douce violence à la maltraitance Donner du sens à son travail avec l’autre, avec les autres professionnels et dans son institution Différencier une sanction d’une punition CONTENU BIENTRAITANCE ET BIENVEILLANCE EN INSTITUTION MÉDICO-SOCIALE Cette formation s’adresse aux professionnels comme aux institutions désirant interroger le quotidien de leur pratique professionnelle sous l’angle de la bientraitance et de la bienveillance. La question de la bientraitance se joue dans des temps et des lieux du quotidien parfois insoupçonnés. Parallèlement, contre certaines certitudes, la bienveillance ne va pas de soi, comme faculté et compétence professionnelle, elle se travaille et s’entretient. 18 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel travaillant dans le champ du handicap DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Accompagnement social Handicap Les différents partenariats Enjeux de pouvoir et rivalité Enjeux et modalités de contractualisation La définition des places Rappel des enjeux psychiques propres aux relations parents-enfants L’enfant comme projection narcissique Risque d’effraction du professionnel dans la relation Le partage de l’autorité : possibilités et limites Sanction et punition Le cadre Sociologie de la famille et nouvelles configurations familiales De nouveaux repères pour l’enfant Les enjeux accrus de la reconnaissance de la place de chacun et des compétences parentales Le non-jugement et l’accueil de la différence, des manques, des souffrances Relation d’aide et d’accompagnement Confiance et bienveillance L’écoute Inviter sans culpabiliser Travail sur une pédagogie participative Le réseau Définition du partenariat avec les parents Les enjeux éducatifs dans le trio : parents/enfants/professionnels Les nouvelles configurations familiales et enjeux professionnels Reconnaitre les compétences et les souffrances parentales Mobiliserles parents OBJECTIFS Mobiliser les parents dans le trio éducatif parents/enfants/professionnels Identifier les enjeux de place, d’autorité et de positionnement dans le trio éducatif Reconnaître les parents dans leurs compétences en tenant compte des configurations familiales Comprendre les parents dans leurs manques et leurs différences pour accompagner Développer sa capacité d’écoute et d’accueil CONTENU LE PARTENARIAT AVEC LES PARENTS : AU CŒUR DE LA TRIANGULATION PARENTS/ ENFANTS HANDICAPÉS/ PROFESIONNELS Comment articuler responsabilisation et soutien parental ? Comment accompagner les parents avec leurs manques, avec leurs différences, leur désinvestissement et parfois leur surinvestissement ? Comment éviter les rivalités et les disqualifications ? Comment reconnaitre les parents dans leurs compétences ? Comment se positionner face à la multiplication des configurations familiales ? Comment mobiliser les parents ? 19 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel travaillant dans le champ du handicap DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Accompagnement social Handicap Différenciation éthique, morale et déontologie Les différentes éthiques (de responsabilité, de risques, professionnelles, etc.) L’individuel et le collectif en tension Les exigences du vivre ensemble Les pathologies du vivre ensemble Les valeurs historiques du médical et du social Les valeurs contemporaines du médico-social La double injonction : valeurs individuelles et valeurs institutionnelles Réflexion sur la responsabilité, la confiance, le respect, l’accueil, l’altérité, etc. Les problèmes de la rationalisation : impasses et fantasmes Identification des marges de manœuvres L’évaluation qualitative et l’évaluation quantitative Adopter une « juste distance » Travailler sa capacité d’écoute et de distanciation Accueillir l’autre dans sa différence et son altérité La place du tiers dans la relation duelle Reconnaitre l’autre comme sujet Enjeu de la communication Être sujet Les fondamentaux du vivre ensemble Éthique, morale et déontologique : repérages terminologiques et tensions Sens et valeurs du médico-social Sens et rationalisation des missions La relation à l’autre L’institution et l’équipe OBJECTIFS Identifier la dimension éthique inhérente à sa pratique professionnelle Comprendre les enjeux éthiques de la relation avec l’autre en souffrance, en intégrant les enjeux du vivre ensemble de l’institution Penser ses marges de manœuvres et les limites de l’accompagnement Donner du sens à son travail avec l’autre, avec les autres professionnels et dans son institution Repérer les tensions et articulations entre les valeurs historiques du travail social et l’évolution des missions, entre celles de l’institution et nos valeurs individuelles CONTENU ÉTHIQUE ET SENS DANS LE MÉDICO-SOCIAL : AU CŒUR DE LA RELATION USAGERS/ PROFESSIONNELS/ INSTITUTION L’exigence du vivre ensemble est au cœur de cette formation. Les travailleurs sociaux, confrontés à la souffrance de l’usager et aux limites de leurs actions, peuvent parfois s’interroger sur le sens de leur investissement professionnel. Ce flou engendre lui aussi des souffrances. Une réflexion sur le rôle éthique de la mission du travailleur social, contenu dans toute relation d’aide ou d’accompagnement permettra d’apporter des pistes intéressantes en termes de sens et d’investissement, pour rencontrer l’autre dans sa pratique professionnelle, dans sa relation avec l’équipe et plus largement avec l’institution. *Cette formation peut être adaptée sous le format « Résidents/Professionnels/Institution ». 20 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel du médico-social éducatif DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation Confiance, sollicitude, et confidentialité Bienveillance et respect de l’autre dans ses convictions La durée et le rythme Configuration spatiale Partager sur son vécu, son expérience et ses difficultés Travailler sur ses angoisses Rompre l’isolement physique et psychique Déplacement et distanciation face à son quotidien et ses émotions Une forme de clinique : travailler sur la souffrance Les limites d’un groupe de parole Identité du groupe, son début et sa fin Rivalité, agressivité et rapport au savoir Circulation de la parole, fonction des silences et des bavardages La temporalité du groupe à se mettre au travail Ecoute et accueil de l’autre dans sa souffrance et ses difficultés Non-jugement et accueil de l’autre dans sa différence Communication non-violente Contenir le groupe dans ses mouvements débordants La reformulation Restituer au groupe les éléments qui le traversent Reconnaitre les compétences et le savoir chez l’autre Accueil des résistances et de la temporalité du groupe Le cadre du groupe de parole : le comprendre, le poser et le tenir Enjeux et vertus d’un groupe de parole Dynamique de groupe Positionnement de l’animateur Techniques et médiations pour animer un groupe de parole pour enfants et pour adultes Spécificité des thèmes traités, parentalité, sexualité, handicap, citoyenneté, etc. OBJECTIFS Définir et tenir le cadre d’un groupe de parole Maitriser les enjeux et vertus d’un groupe de parole Acquérir des outils et techniques d’animation de groupe de parole Identifier les mouvements et dynamiques de groupe pour adapter son positionnement Développer sa capacité d’écoute Repérer et travailler sur nos propres mouvements réactifs et émotionnels face aux situations des participants CONTENU ANIMER DES GROUPES DE PAROLE Parler dans un groupe de parole, cela a des effets. Un groupe de parole est un lieu bienveillant où la rencontre de l’autre permet de sortir de l’isolement, de partager ses expériences, pour bien souvent prendre conscience qu’elles ne sont pas uniques et finalement s’en distancier et s’orienter autrement dans son quotidien Sans être un espace thérapeutique, l’animateur ne peut pour autant faire l’impasse sur la complexité de ce qui se joue pour l’autre, le groupe et lui-même. Comment animer un groupe de parole ? Comment se positionner face au groupe? Quoi dire? Quels outils mettre en place? Comment réguler la prise de parole et veiller au respect du cadre de l'intervention ? 21 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel désirant animer des groupes de parole DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situation Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation S'agit-il d'un courrier, d'une note d'information, d'un compte rendu, d'une transmission, d'un rapport, d'un écrit de l'accompagnement personnalisé ? (demande initiale, objectif) Pourquoi et comment associer l'usager à votre écrit ? Enjeu d’écriture et de communication Travailler son observation Écrire sur l’autre : ce qu’il faut dire et ne pas dire lorsque l'on écrit sur une personne ? Développer son esprit de synthèse : qu’est-ce qu’un écrit de qualité ? Comment un écrit se structure-t-il : ordonnancement, plan, reformulation Subjectivité et objectivité dans ses écrits Les enjeux de la problématisation Page blanche et inhibition Écriture, exposition, implication et affirmation du rédacteur Construction d’outils facilitateurs Le secret professionnel Éthique et confidentialité Droit de l’usager La circulation et l’archivage des écrits Les enjeux et attentes des écrits dans l’institution Structurer sa pensée Les difficultés liées à l’écriture Les écrits et la législation OBJECTIFS Repérer les enjeux de chaque écrit professionnel en respectant le cadre législatif, les droits de l'usager et les attentes des personnes ou institutions à qui ils s’adressent Repenser son rapport à l’écrit : gagner en aisance et travailler sa communication Envisager l’écrit comme une médiation et un outil de distanciation dans son travail quotidien Etre capable d’esprit de synthèse dans sa rédaction CONTENU LES ÉCRITS PROFESSIONNELS La plupart des cadres institutionnels et administratifs exigent des transmissions écrites. Il s’agit alors d’ordonner ses idées, évaluer la pertinence des informations à transmettre, structurer son écrit, prendre en compte le cadre, les règles et les objectifs dans lesquels il s’inscrit. 22 LIEU : Au sein de votre institution, dans une salle adaptée à la formation et à l'échange PUBLIC : Tout professionnel DUREE : Modulable 3 jours (2 jours + 1 jours), ou 4 jours (2 jours + 2 jours) selon la demande TARIFS : 995 euros/ jours de formation (frais de déplacement compris sauf hébergement) PRÉ-REQUIS : Pas de pré-requis MOYENS PÉDAGOGIQUES ET TECHNIQUES Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation Documents supports de formation projetés Exposés théoriques Etudes de cas concrets et éclairages cliniques quiz en salle Mises en situationSéminaire - Qu’est-ce que la clinique aujourd’hui ?

 

IRTS Qu'est-ce que la clinique aujourd'hui

PDF - 12 Mo
Programme

Les 3es mercredis de chaque mois de 17h à 19h à partir de janvier 2013.

Ce séminaire a pour finalité de nourrir une réflexion sur les processus de transmission et les enjeux de professionnalisation des travailleurs sociaux. Notre souhait est que ce séminaire favorise pour chacun un questionnement sur la transmission, la formation et l’appropriation de la clinique.

Il s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre l’Institut régional de travail social – IRTS – Ile-de-France Montrouge Neuilly-sur-Marne et l’Université Paris 13, Sorbonne-Paris-Cité. L’objet de ce partenariat est de préparer les étudiants à un cursus à double validation : Diplôme d’État de travail social d’une part et une des quatre licences universitaires proposées, dont la licence de psychologie, parcours clinique, d’autre part.

Simultanément, une recherche est mise en œuvre par des chercheurs de l’Unité Transversale de Recherches Psychogenèse et Psychopathologie et des chercheurs de l’IRTS. 
En quoi la formation clinique participe-t-elle de la professionnalisation des travailleurs sociaux ? Cette formation permet-elle de répondre aux enjeux actuels du travail social ? en sont les questions initiales. Cette recherche comporte deux grands volets articulés : une étude épistémologique et théorique ; une recherche-action.

Ce séminaire, tentative de problématisation de la démarche clinique, permettra de la situer comme objet de recherche dans des domaines différents, tels que psychologie, psychanalyse, psychiatrie, sociologie, travail social, philosophie, mais aussi médecine, sciences de l’éducation, formation, etc. 
L’objectif sera de clarifier entre analogie, parallélisme, différence ou mise en tension, la référence à la clinique dans les différents champs où elle est opérante. Il s’agira de confronter les différentes approches du sujet, tant du sujet social que du sujet de l’inconscient, dans les différents courants disciplinaires.

PUBLIC 

Ce séminaire s’adresse aux enseignants-chercheurs et formateurs, aux professionnels, psychologues et travailleurs sociaux, et aux étudiants avancés dans leur cursus, tant en travail social qu’en psychologie.

Pour la suite, des prolongations sont envisagées pour janvier 2015 et un projet de publication est à l’étude. A suivre...

PROGRAMME 2013-2014 

Les positions subjectives de l’homme démocratique

Mercredi 9 avril 2014, 17h-19h 
Myriam Revault d’Allonnes - philosophe, professeur à l’Ecole des hautes études - EPHE - chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po - CEVIPOF


Myriam Revault d'Allonnes - philosophe, professeur à l'Ecole des hautes études - EPHE - chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po - CEVIPOFAnne Petiau, Myriam Revault d'Allonnes & Christine ArbisioMyriam Revault d'Allonnes - philosophe, professeur à l'Ecole des hautes études - EPHE - chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po - CEVIPOFMyriam Revault d'Allonnes - philosophe, professeur à l'Ecole des hautes études - EPHE - chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po - CEVIPOF
Photos : Marie Christine Girod - 2014 

Ouverture de la séance du 9 avril 2014 par Anne Petiau, chargée de recherche à l’IRTS

Comme c’est maintenant instauré l’usage, je vais introduire cette sixième séance en tentant de tisser un fil rouge entre les interventions précédentes. Rappelons que ce séminaire a pour objectif de problématiser la démarche clinique et les différentes approches du sujet – comme être individuel versus objet – dans les différents champs, les différentes disciplines où elles sont opérantes. 
A l’issue des sept premières séances, nous pouvons souligner la diversité des approches, du point de vue disciplinaire, auquel a pu donner lieu le séminaire : les interventions ont été situées du point de vue de la psychanalyse – avec Jean-Pierre Lebrun, Roland Gori, René Kaës – du point de vue de la psychologie du travail – avec Yves Clot – de la sociologie – avec Michel Chauvière – des sciences de l’éducation – avec Claudine Blanchard-Laville – de la psychologie sociale – avec Florence Giust-Desprairies. 
Au fur et à mesure des séances, des thèmes transversaux se dégagent et se précisent. Je vais en rendre compte en sélectionnant quelques aspects saillants des propos des différents intervenants.

Premier thème : l’influence du contexte social sur le sujet et la clinique. 
Qu’est-ce qui arrive au sujet et donc à la clinique aujourd’hui, dans le contexte social particulier qui est le nôtre ? Comment la clinique est-elle transformée, suite aux évolutions qui affectent le sujet dans ce contexte social ? Les intervenants abordent différentes évolutions contemporaines particulières. 
Jean-Pierre Lebrun et René Kaës ont tracé les contours d’évolutions sociales d’ampleur. JP Lebrun parle d’une crise de « l’humanisation » (un ébranlement des rôles parentaux traditionnels, dans un contexte d’affaiblissement du patriarcat, de progrès démocratique et d’égalité des sexes), qui entraîne une crise de l’autorité – que l’on voit dans la famille et la société entière, y compris le travail social. René Kaës fait également référence aux transformations des statuts familiaux et à la crise de l’autorité, en les replaçant plus largement dans l’évolution des sociétés de la modernité vers la postmodernité ou hypermodernité. Il évoque également une inquiétude fondamentale comme caractéristique de ces « deuxièmes modernités », qui découle des catastrophes qu’a connues l’humanité, de la bombe atomique à la Shoa, en passant par la menace écologique.

Roland Gori et Florence Giust-Desprairies ont pour leur part tracé le contexte social de la généralisation d’une pensée néolibérale. Florence Giust-Desprairies met l’accent sur la réduction de la rationalité à la rationalité instrumentale : l’intérêt économique prime, les institutions sont envisagées de manière réductrice comme des systèmes mesurables, que l’on peut contrôler rationnellement. Dans la même ligne, Roland Gori met souligne le règne d’une pensée quantitative et marchande, prenant les contours d’une “folie évaluation”, qui s’impose dans tous les secteurs professionnels, selon des normes extérieures aux logiques métiers. Cette montée de l’évaluation est aussi soulignée par Michel Chauvière dans le secteur particulier du travail social, dans le cadre d’une marchandisation d’une partie du secteur social et de la montée en puissance de l’expertise, qui se prétend savoir mais est en réalité au service du pouvoir – ce que l’on voit avec l’évaluation, les recommandations de bonnes pratiques, etc.

Ces quatre auteurs se retrouvent autour du constat de l’affectation du sujet par ces évolutions sociales : la mise en récit est empêchée tant par les grandes catastrophes – R. Kaës – que par le mode de pensée gestionnaire – R. Gori qui impose des procédures standardisées au lieu du colloque singulier entre le thérapeute et son patient. Pour René Kaës et Florence Giust-Desprairies, ces évolutions entraînent un ébranlement de la capacité même de l’individu à se constituer en sujet, le socle du narcissisme étant affecté. En effet, comme le précise Florence Giust-Desprairies, l’imaginaire de la maîtrise rationnelle s’étend au sujet, celui-ci est réduit à son rôle et sa fonction plutôt que de se constituer en sujet psychique, il ne parvient plus à penser et exprimer les conflits, les troubles, les affects et la complexité des situations. René Kaës dénomme “malêtre” ce processus de dé-subjectivation. Si celui-ci apparaît comme un état ordinaire chez les contemporains, il souligne également, avec JP Lebrun, l’apparition de nouvelles névroses, qui appellent alors de nouvelles modalités de relations cliniques entre le thérapeute et son patient.

Second thème : le rapport entre le collectif et le sujet. 
Ce thème se décline d’abord par la question de la clinique comme intervention en direction de collectifs, plutôt que comme colloque singulier entre deux sujets, comme le pratiquent notamment Florence Giust-Desprairies et Yve Clot. Ce dernier définit une clinique de l’activité, où il s’agit d’intervenir en milieu professionnel, de soigner le travail plutôt que les sujets. L’intervention en organisation consiste non pas à détecter les fragiles et à les traiter – ce qui revient pour lui à “traiter les déchets subjectifs du travail” – mais plutôt à intervenir en organisation et s’attaquer ainsi au contexte, aux causes. La clinique comme intervention impliquant des collectifs renvoie aussi à la pratique de Claudine Blanchard-Laville. Dans ses travaux et ses interventions auprès des enseignants, d’une part elle interroge l’espace didactique – qui est un contexte collectif – sur le plan psychique, d’autre part elle vise par l’intervention clinique des effets sur celui-ci.

Mais ce thème se décline aussi dans une perspective plus fondamentale, ainsi que l’a introduit Yves Clot. Il est important que la clinique intervienne sur le milieu car c’est en créant leur milieu, en le transformant par l’activité, en l’humanisant, que le processus de subjectivation peut s’opérer. Yves Clot amorce ici le dernier de nos thèmes transversaux : les relations entre le groupe social et le processus de subjectivation, la manière dont les différents collectifs contribuent à permettre à l’individu de se constituer en sujet – et donc les implications que ce processus peut avoir pour la clinique. On a retrouvé ce thème avec René Kaës, qui explore les liens entre culture et psyché individuelle, dans la lignée de Freud et d’autres. En effet, les psychés singulières sont étayées par des “garants méta-psychiques” – interdits fondamentaux, contrats intersubjectifs – qui sont eux-mêmes étayés par des “garants méta-sociaux”, telles que les structures d’autorité, les grands récits – mythes, idéologies, croyances et religions – d’une culture. Finalement, il s’agit ici de penser les conditions de possibilité de notre premier thème, d’explorer par quels processus les évolutions sociales peuvent affecter le sujet, comment est-ce que le “devenir Je” peut être ébranlé par des mutations culturelles.

Troisième thème : la clinique comme résistance. 
Pour Roland Gori, Florence Giust-Desprairies et Michel Chauvière notamment, la clinique se situe à contre-courant du mouvement de rationalisation instrumentale, des forces managériales, d’évaluation et de marchandisation. Elle est donc malmenée dans ce contexte, mais constitue une force de résistance. Il est important que les praticiens s’y réfèrent, en revenant aux fondements éthiques de la pratique – R. Gori – en mobilisant cette expérience et cet “art de vivre”dans l’aide et l’accompagnement – M. Chauvière. Pour ce dernier, c’est la clinique qui apporte sa singularité au travail social, par les modalités de l’aide au cas par cas, de la rencontre où l’intervenant engage de sa personne – rendant alors nécessaire l’analyse des pratiques. Florence Giust-Desprairie nous a donné un exemple de résistance en acte en relatant un cas d’intervention psycho-sociale dans une institution, contribuant à restaurer les capacités d’expression et de subjectivation des professionnels. Pour Claudine Blanchard-Laville, la clinique permet aussi une posture de résistance dans le domaine éducatif, en permettant aux enseignants de résister à l’envahissement du contexte – notamment évaluatif – et de réaliser un travail d’élaboration psychique pour être plus libre de mener un travail éducatif qui se fonde sur ses sources éthiques, pour former un cadre soutenant d’apprentissage. L’enseignant contribue alors à une re-légitimation de l’autorité, dont on a vu précédemment qu’elle pouvait faire défaut, affectant in fine le sujet. Pourrait-on, finalement, parler d’une politique de la clinique ?

Éléments pour une clinique psycho-sociale

Mercredi 19 mars 2014, 17h-19h 
Florence Giust-Desprairie - professeur Université Paris 7 Denis-Diderot, co-directrice du Laboratoire de changement social


Echanges avant la conférence - jardin de l'Institut protestant de théologieFlorence Giust-Desprairie - professeur Université Paris 7 Denis-Diderot, co-directrice du Laboratoire de changement social


Anne Petiau, chargée de recherche, formatrice à l'IRTSJean-Pierre Pinel, psychologue, psychanalyste
Photos : Marie Christine Girod - 2014 

Clinique du Malêtre ordinaire

Mercredi 5 février 2014, 17h-19h 
René Kaës - psychanalyste, ancien professeur de psychopathologie clinique - Université Lyon 2


René Kaës, psychanalyste, ancien professeur de psychopathologie clinique - Université Lyon 2


Anne Petiau, chargée de recherche, formatrice à l'IRTSRené Kaës, psychanalyste, ancien professeur de psychopathologie clinique - Université Lyon 2Jean-Pierre Pinel, psychologue, psychanalyste
Photos : Marie Christine Girod - 2014 

 

[Ouverture de la séance du 5 février 2014 par Anne Petiau, chargée de recherche à l’IRTS]     

Dans la logique de séminaire, je vais introduire cette cinquième séance en tentant de tisser un fil rouge entre les interventions précédentes. Rappelons que ce séminaire a pour objectif de problématiser la démarche clinique et les différentes approches du sujet (comme être individuel versus objet), dans les différents champs, les différentes disciplines où elles sont opérantes. 
A l’issue des cinq premières séances, nous pouvons souligner la diversité des approches, du point de vue disciplinaire, auquel a pu donner lieu le séminaire : les interventions ont été situées du point de vue de la psychanalyse (avec Jean-Pierre Lebrun et Roland Gori), du point de vue de la psychologie du travail (avec Yves Clot), de la sociologie (avec Michel Chauvière) et des sciences de l’éducation (avec Claudine Blanchard-Laville). 
Plutôt que des comptes-rendus linéaires, ce qui serait fastidieux maintenant que nous arrivons à un nombre conséquent de séances, je vais tenter de dégager des thèmes transversaux. Je ne rendrai donc pas justice à la richesse des propos des différents intervenants, puisque j’en sélectionnerai seulement quelques aspects saillants.

Premier thème : l’influence du contexte social sur le sujet et la clinique

Qu’est-ce qui arrive au sujet et donc à la clinique aujourd’hui, dans le contexte social particulier qui est le nôtre ? Comment la clinique est-elle transformée, suite aux évolutions qui affectent le sujet dans ce contexte social ? Les intervenants abordent différentes évolutions contemporaines particulières. Jean-Pierre Lebrun trace le contexte social de ce qu’il appelle une crise de “l’humanisation” (un ébranlement des rôles parentaux traditionnels, dans un contexte d’affaiblissement du patriarcat, de progrès démocratique et d’égalité des sexes), qui entraîne une crise de l’autorité (que l’on voit dans la famille et la société entière, y compris le travail social) et l’apparition de nouvelles névroses. Ces nouvelles névroses qui affectent le sujet appellent de nouvelles modalités de relations cliniques entre le thérapeute et son patient.

Roland Gori a quant à lui tracé le contexte social de la généralisation d’une pensée néolibérale, d’une pensée quantitative et marchande, prenant les contours d’une “folie évaluation”, qui s’impose dans tous les secteurs professionnels, selon des normes extérieures aux logiques métiers. Cette montée de l’évaluation est aussi soulignée par Michel Chauvière dans le secteur particulier du travail social, dans le cadre d’une marchandisation d’une partie du secteur social et de la montée en puissance de l’expertise, qui se prétend savoir mais est en réalité au service du pouvoir (ce que l’on voit avec l’évaluation, les recommandations de bonnes pratiques, etc.). 
Roland Gori trace des conséquences de ce contexte pour la clinique : ce mode de pensée empêche la clinique, la mise en récit. Il impose des procédures standardisées au lieu du colloque singulier entre le thérapeute et son patient.

Second thème : la clinique comme résistance

Pour Roland Gori et Michel Chauvière notamment, la clinique se situe à contre-courant des forces managériales, d’évaluation, de marchandisation. Elle est donc malmenée dans ce contexte, mais constitue une force de résistance. Il est important que les praticiens s’y réfèrent, en revenant aux fondements éthiques de la pratique (R. Gori), en mobilisant cette expérience et cet « art de vivre » dans l’aide et l’accompagnement (M. Chauvière). Pour ce dernier, c’est la clinique qui apporte sa singularité au travail social, par les modalités de l’aide au cas par cas, de la rencontre où l’intervenant engage de sa personne (rendant alors nécessaire l’analyse des pratiques). Pour Claudine Blanchard-Laville, la clinique permet aussi une posture de résistance dans le domaine éducatif, en permettant aux enseignants de résister à l’envahissement du contexte (notamment évaluatif) et de réaliser un travail d’élaboration psychique pour être plus libre de mener un travail éducatif qui se fonde sur ses sources éthiques, pour former un cadre soutenant d’apprentissage. L’enseignant contribue alors à une re-légitimation de l’autorité. La clinique pourrait ainsi permettre de contribuer à la restauration de l’autorité, dont on a vu précédemment qu’elle pouvait faire défaut, affectant in fine le sujet. Pourrait-on, finalement, parler d’une politique de la clinique ?

Le troisième thème est un thème émergent : le rapport entre le collectif et le sujet

Ce thème se rapproche des relations entre le contexte social et le sujet, mais sous un angle particulier. [1]

Ce thème se décline d’abord par la question de la clinique comme intervention en direction de collectifs, plutôt que comme colloque singulier entre deux sujets. Yves Clot définit ainsi une clinique de l’activité, où il s’agit d’intervenir en milieu professionnel, de soigner le travail plutôt que les sujets. L’intervention en organisation consiste non pas à détecter les fragiles et à les traiter (ce qui revient pour lui à “traiter les déchets subjectifs du travail”), mais plutôt à intervenir en organisation et s’attaquer ainsi au contexte, aux causes. L’intervention vise à permettre aux collectifs de travailleurs et aux directions de dialoguer et de faire émerger les conflits, notamment ceux entre la recherche de qualité et du travail bien fait d’une part, et la santé mentale et physique d’autre part [2]. La clinique comme intervention impliquant des collectifs renvoie aussi à la pratique de Claudine Blanchard-Laville. Dans ses travaux et ses interventions auprès des enseignants, d’une part elle interroge l’espace didactique – qui est un contexte collectif – sur le plan psychique, d’autre part elle vise par l’intervention clinique des effets sur celui-ci.

Mais ce thème se décline aussi dans une perspective plus fondamentale, ainsi que l’a introduit Yves Clot. Il est important que la clinique intervienne sur le milieu car c’est en créant leur milieu, en le transformant par l’activité, en l’humanisant, que le processus de subjectivation peut s’opérer.

Voici amorcé, je crois, un autre thème transversal : les relations entre le groupe social et le processus de subjectivation, la manière dont les différents collectifs contribuent à permettre à l’individu de se constituer en sujet, et les implications que ce processus peut avoir pour la clinique.

 

Clinique de l’activité en analyse du travail

Mercredi 18 décembre 2013, 17h-19h 
Yves Clot - professeur titulaire de la chaire de psychologie du travail au CNAM, responsable de l’équipe de clinique de l’activité


Aurélie Maurin, maître de conférences en psychologie à Paris 13Yves Clot, professeur titulaire de la chaire de psychologie du travail au CNAM, responsable de l'équipe de clinique de l'activitéYves Clot, professeur titulaire de la chaire de psychologie du travail au CNAM, responsable de l'équipe de clinique de l'activitéAnne Petiau, chargée de recherche, formatrice à l'IRTSPhotos : Marie Christine Girod - 2013 

 

[Ouverture de la séance du 18 décembre 2013 par Anne Petiau, chargée de recherche à l’IRTS]     

Dans la logique de séminaire, je vais introduire cette cinquième séance en tentant de tisser un fil rouge entre les interventions précédentes. Les quatre intervenants précédents ont pioché de manière différente dans notre titre – “qu’est-ce que la clinique aujourd’hui ?” - et l’argumentaire que nous leur avons proposé. Rappelons en effet que ce séminaire constitue la première phase d’une recherche-action menée en partenariat par l’Université Paris 13 et l’IRTS, accompagnant notre nouveau projet pédagogique de formation universitaire et sociale. Cette première phase a pour objectif de problématiser la démarche clinique et les différentes approches du sujet (comme être individuel versus objet), dans les différents champs (disciplines) où elles sont opérantes.

Les deux premières intervenants – Jean-Pierre Lebrun et Roland Gori – se sont emparés de cet argumentaire du point de vue de la psychanalyse, en se demandant : qu’est-ce qui arrive à la clinique aujourd’hui, dans le contexte social particulier qui est le nôtre ? Comment la clinique est-elle transformée, suite aux évolutions qui affectent le sujet dans ce contexte social ?

Chacun aborde une évolution contemporaine particulière. Jean-Pierre Lebrun trace le contexte social de ce qu’il appelle une crise de l’humanisation (un ébranlement des rôles parentaux traditionnels, dans un contexte d’affaiblissement du patriarcat, de progrès démocratique et d’égalité des sexes), qui entraîne une crise de l’autorité (que l’on voit dans la famille et la société entière, y compris le travail social) et l’apparition de nouvelles névroses. Ces nouvelles névroses qui affectent le sujet appellent de nouvelles modalités de relations cliniques entre le thérapeute et son patient.

Roland Gori quant à lui a tracé le contexte social de la généralisation d’une pensée néolibérale, d’une pensée quantitative et marchande, prenant les contours d’une “folie évaluation”, qui s’impose dans tous les secteurs professionnels, selon des normes extérieures aux logiques métiers. Lui aussi trace les conséquences pour la clinique : ce mode de pensée empêche la clinique, la mise en récit. Il impose des procédures standardisées au lieu du colloque singulier entre le thérapeute et son patient.

Notre troisième intervenante, Claudine Blanchard-Laville s’est saisie de l’aspect épistémologique de notre interrogation, en abordant la définition de l’approche clinique du point de vue des sciences de l’éducation. Elle aborde la clinique comme une démarche consistant, pour le chercheur clinicien, à travailler avec des sujets singuliers, qui sont aux prises avec leur appareil psychique, leurs fantasmes, leurs inconscients (versus la recherche expérimentale) et à tenir compte de la subjectivité du chercheur comme faisant partie du processus de recherche (prendre en compte et rendre compte du contre-transfert du chercheur). Au regard des objets de travail de C. Blanchard-Laville, qui portent sur le métier d’enseignant, il s’agit alors pour elle d’interroger l’espace didactique sur le plan psychique.

Lors de la dernière séance, Michel Chauvière s’est emparé de notre interrogation en se focalisant sur la place de la clinique aujourd’hui dans le travail social. Elle fait selon lui partie d’un des quatre piliers du travail social, avec le droit, les institutions et les savoirs. Chacun de ces piliers est soumis à des ébranlements. Les politiques d’activation, qui instaurent des contreparties pour l’obtention d’une prestation ou d’une aide, tendent à remettre en cause l’inconditionnalité des droits créances. L’institution est pour sa part menacée d’une part par la marchandisation d’une partie du secteur social, d’autre part par la substitution, dans la réflexion et la recherche, de l’institution par l’organisation, conforme à la perspective managériale. Le savoir est lui aussi ébranlé avec la montée en puissance de l’expertise, qui se prétend savoir mais est en réalité au service du pouvoir (ce que l’on voit au travers de l’évaluation, des recommandations de bonnes pratiques, etc.). C’est le dernier pilier, la clinique, qui apporte sa singularité au travail social, par les modalités de l’aide au cas par cas, de la rencontre où l’intervenant engage de sa personne (rendant alors nécessaire l’analyse des pratiques). Cette dimension clinique est toutefois ébranlée par le développement du secteur marchand, où les bas de niveau de qualification entraînent un manque de clinicité (exemple des EHPAD et des problèmes de maltraitance).

Un fil rouge se dessine depuis le début du séminaire, tant au travers des interventions qu’au travers des débats qui les suivent : la question de la résistance. Pour Roland Gori et Michel Chauvière notamment, la clinique se situe à contre-courant des forces managériales, d’évaluation, de marchandisation. Il est important que les praticiens s’y réfèrent, en revenant aux fondements éthiques de la pratique (R. Gori), en mobilisant cette expérience et cet “art de vivre” dans l’aide et l’accompagnement (M. Chauvière). Pour C. Blanchard-Laville, la clinique permet aussi une posture de résistance dans le domaine éducatif, en permettant aux enseignants de résister à l’envahissement du contexte (notamment évaluatif) et de réaliser un travail d’élaboration psychique pour être plus libre de mener un travail éducatif qui se fonde sur ses sources éthiques, pour former un cadre soutenant d’apprentissage. L’enseignant contribue alors à la restauration de l’autorité, une re-légitimation de l’autorité que J.-P. Lebrun appelle de ses vœux, dans un contexte actuel où elle tend à faire défaut. Le débat suite à la dernière séance s’est terminé sur ce questionnement : la clinique ne serait-elle pas profondément politique ?

 

C’est la clinique qui donne sens au travail social

Mercredi 12 juin 2013, 17h-19h 
Michel Chauvière - sociologue et politiste, directeur de recherche émérite au CNRS, membre du CERSA - Centre d’études et de recherche de sciences administratives et politiques - Université Paris 2


Brigitte Berrat - IRTS 2013Michel Chauvière, sociologue et politiste - IRTS 2013Christine Arbisio, UTRPP Paris 13 - IRTS 2013Photos : Marie Christine Girod - 2013 

 

[Ouverture de la séance du 12 juin 2013 par Anne Petiau, chargée de recherche à l’IRTS]     

Séminaire « Qu’est-ce que la clinique aujourd’hui ? » 
12 juin 2013 - Synthèse des trois premières séances

Dans la logique de séminaire, je vais introduire très brièvement cette quatrième séance en tentant de tisser un fil rouge entre les interventions précédentes. Les trois intervenants précédents ont pioché de manière différente dans notre titre – “Qu’est-ce que la clinique aujourd’hui ?” - et l’argumentaire que nous leur avons proposé. Rappelons en effet que ce séminaire constitue la première phase d’une recherche-action menée en partenariat par l’Université Paris 13 et l’IRTS, accompagnant notre nouveau projet pédagogique de formation universitaire et sociale. Cette première phase a pour objectif de problématiser la démarche clinique et les différentes approches du sujet (comme être individuel versus objet), dans les différents champs (disciplines) où elles sont opérantes.

Les deux premières intervenants – Jean-Pierre Lebrun et Roland Gori – se sont emparés de cet argumentaire du point de vue de la psychanalyse, en se demandant : qu’est-ce qui arrive à la clinique aujourd’hui, dans le contexte social particulier qui est le nôtre ? Comment la clinique est-elle transformée, suite aux évolutions qui affectent le sujet dans ce contexte social ?

Chacun aborde une évolution contemporaine du contexte social. J.-P. Lebrun trace le contexte social de ce qu’il appelle une crise de “l’humanisation” (un ébranlement des rôles parentaux traditionnels, dans un contexte d’affaiblissement du patriarcat, de progrès démocratique et d’égalité des sexes), qui entraîne une crise de l’autorité (que l’on voit dans la famille et la société entière, y compris le travail social) et l’apparition de nouvelles névroses. Ces nouvelles névroses qui affectent le sujet appellent de nouvelles modalités de relations cliniques entre le thérapeute et son patient. J.-P. Lebrun trace donc des pistes pour l’action, pour le psychanalyste mais aussi d’un point de vue social, en appelant une re-légitimation de l’autorité.

R. Gori quant à lui a tracé le contexte social de la généralisation d’une pensée néolibérale, d’une pensée quantitative et marchande, prenant les contours d’une “folie évaluation”, qui s’impose dans tous les secteurs professionnels, selon des normes extérieures aux logiques métiers. Lui aussi trace les conséquences pour la clinique : ce mode de pensée empêche la clinique, la mise en récit. Il impose des procédures standardisées au lieu du colloque singulier entre le thérapeute et son patient. Il termine par des postures possibles de résistance dans les métiers : notamment exercer son travail en se fondant sur l’éthique qui l’a fondé.

Notre troisième intervenante, Claudine Blanchard-Laville a pioché différemment dans notre argumentaire. Elle s’est en effet saisie de l’aspect épistémologique de notre interrogation, qui se demandait comment différentes disciplines peuvent abordent l’approche clinique. C. Blanchard-Laville a contribué à ce questionnement en abordant la définition de l’approche clinique du point de vue des sciences de l’éducation. Elle aborde donc la clinique comme une démarche consistant, pour le chercheur clinicien, à travailler avec des sujets singuliers, qui sont aux prises avec leur appareil psychique, leurs fantasmes, leurs inconscients (versus la recherche expérimentale) et à tenir compte de la subjectivité du chercheur comme faisant partie du processus de recherche (prendre en compte et rendre compte du contre-transfert du chercheur). Au regard des objets de travail de C. Blanchard-Laville, qui portent sur le métier d’enseignant, il s’agit alors pour elle d’interroger l’espace didactique sur le plan psychique. Poursuivant son interrogation épistémologique, C. Blanchard-Laville a ensuite abordé dans quelle mesure les critères de scientificité usuels (validation, généralisation, légitimité) étaient affectés par cette approche.

Un premier fil rouge avec les interventions précédentes est apparu dans le débat : la question de la résistance. L’approche clinique en sciences de l’éducation apparaît en effet comme la source d’une posture de résistance dans le domaine éducatif : permettre aux enseignants de développer leurs capacités psychiques pour trouver des ressources à l’envahissement du contexte (notamment le contexte évaluatif), permettre aux enseignants de réaliser un travail d’élaboration psychique pour être plus libre de mener un travail éducatif qui se fonde sur ses sources éthiques, pour former un cadre soutenant d’apprentissage (contribuant ainsi à la restauration de l’autorité).

Je laisse maintenant la parole à Michel Chauvière, dont le dernier ouvrage L’intelligence sociale en danger (2011) est précisément sous-titré “Chemins de résistance et propositions”.

 

Psychanalyse, éducation, sciences de l’éducation

Mercredi 17 avril 2013, 17h-19h 
Claudine Blanchard-Laville - professeur émérite à l’Université Paris X Nanterre


Anne Petiau, Jean-Pierre Pinel & Claudine Blanchard-Laville Jean-Pierre Pinel, psychologue, psychanalysteClaudine Blanchard-Laville, professeur émérite à l'Université Paris X NanterrePublic - Qu'est-ce que la clinique aujourd'hui ?
Photos : Marie Christine Girod - 2013 

 

[Ouverture de la séance du 12 juin 2013 par Anne Petiau, chargée de recherche à l’IRTS]     

Je vais introduire par une très brève synthèse des interventions précédentes, afin de faire le lien entre les séances. Je vais le faire de mon point de vue de sociologue. Il est certain que je ne pourrais pas restituer la richesse de la pensée du point de vue de la clinique et de la psychanalyse. Cependant, J.-P. Lebrun et R. Gori me facilitent considérablement la tâche, car le point commun de leurs interventions est d’avoir fait le lien entre des évolutions sociales et leurs conséquences pour la clinique, des ponts entre la sociologie et la psychanalyse.

Jean-Pierre Lebrun, “Penser l’articulation entre le social et le singulier”

J.-P. Lebrun nous a parlé d’une “crise de l’humanisation”. Il a retracé l’ébranlement des repères et des rôles parentaux qui accompagne l’affaiblissement du patriarcat, les progrès démocratiques et l’égalité des sexes. J.-P. Lebrun parle même d’un vacillement de l’interdit de l’inceste, au sens où l’enfant a plutôt deux mères qu’une mère et un père. Or, c’est le père qui permet d’opérer le discernement d’avec la mère et qui permet l’accès à la parole.

Quelles en sont les conséquences ? D’abord une crise de l’autorité. Celle-ci n’est plus ressentie comme légitime par ceux qui l’exercent, elle est critiquée par ceux qui doivent s’y plier. On retrouve cette crise chez les parents mais aussi chez ceux qui occupent une fonction de direction. Il y a aussi des conséquences cliniques, de “nouvelles” névroses liées à la difficulté de se déprendre du maternel sans tiers (le névrosé classique est mécontent de son statut, le névrosé actuel refuse les conditions de l’existence).

J.-P. Lebrun finit en traçant des pistes pour l’action, tant au niveau de la place du psychanalyste qui doit être repensée (position différente du transfert, la neutralité bienveillante n’est plus de mise car elle se transforme en complicité malveillante), que d’un point de vue plus collectif en restaurant la légitimé de la différence des places.

Roland Gori, “La crise du récit et de l’expérience aujourd’hui. Conséquences pour la clinique”

R. Gori trace le contexte d’imposition du néo-libéralisme comme manière de penser le monde, qui peut être daté à l’effondrement du mur de Berlin (il n’y a alors plus d’alternative au monde libéral). Il décrit la domination d’une pensée quantitative et marchande, d’une rationalité instrumentale et économique. Une “folie évaluation” (c’est le titre de son dernier livre) s’impose dans tous les secteurs professionnels, selon des normes extérieures aux logiques métiers.

Ce contexte social substitue les protocoles standardisés à la mise en récit. La clinique s’en trouve empêchée. On passe de la clinique, du colloque singulier entre le malade et son médecin, à la “psychiatrie actancielle” (évaluation des risques) ou au réseau de santé, qui gère et même anticipe les risques.

R. Gori termine en ouvrant vers des postures de résistance à ce mouvement, notamment en faisant son travail par rapport à l’éthique qui l’a fondé.

Ces deux diagnostics et ces possibilités de résistance ou d’action ont fait écho pour beaucoup de professionnels du travail social dans la salle, confrontés tant aux effets de la crise de l’autorité qu’aux injonctions à l’évaluation, et ont suscité débat.

 

Les plis singuliers du social : penser par cas dans les sciences sociales

Mercredi 20 mars 2013, 17h-19h - Annulée 
Bernard Lahire - professeur de sociologie à l’École Normale Supérieure de Lyon, responsable de l’Équipe Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations du Centre Max-Weber (CNRS) et directeur de la collection "Laboratoire des sciences sociales" aux Éditions La Découverte

La crise du récit et de l’expérience aujourd’hui. Conséquences pour la clinique

Mercredi 20 février 2013, 17h-19h 
Roland Gori - professeur émérite de psychopathologie à l’Université d’Aix Marseille, psychanalyste, membre d’Espace Analytique, initiateur de l’Appel des appels


Roland Gori - IRTS - Qu'est-ce que la clinique aujourd'hui ?Brigitte Berrat, Roland Gori & Christine Arbisio
Photos : Victor-Georges Baranowski - 2013 

Penser l’articulation entre le social et le singulier

Mercredi 16 janvier 2013, 17h-19h 
Jean-Pierre Lebrun - psychiatre et psychanalyste


IRTS Qu'est-ce que la clinique aujourd'hui - 16 janvier 2013 IRTS Jean-Pierre Pinel, Christine Arbisio & Jean-Pierre Lebrun
Photos Brigitte Berrat - IRTS - 2013 

LIEU & INSCRIPTION 

Amphithéâtre de l’Institut protestant de théologie - 83 boulevard Arago - 75014 Paris 
Métro : Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques

Entrée gratuite - Inscription obligatoire - Nombre de places limité 
S’inscrire par mail

COMITÉ D’ORGANISATION 

Christine Arbisio, UTRPP Paris 13-SPC, Victor-Georges Baranowski, UTRPP Paris 13-SPC 
Brigitte Berrat, IRTS Ile-de-France Montrouge Neuilly-sur-Marne & Maître de conférences associée Université Paris 13-SPC 
Michael Chocron, UTRPP Paris 13-SPC 
Aurélie Maurin, UTRPP Paris 13-SPC 
Anne Petiau, IRTS Ile-de-France Montrouge Neuilly-sur-Marne 
Jean-Pierre Pinel, UTRPP Paris 13-SPC

[1] Ici, il me semble nécessaire de préciser que je suis sociologue, et m’excuser ainsi d’avance d’éventuelles maladresses dans la restitution des pensées des intervenants psychologues et psychanalystes.

[2] Comme on l’a vu dans des exemples, la “qualité empêchée” est pour Yves Clot à la source des malaises : chercher à bien faire un “bon travail” dans des contextes qui ne le permettent pas peut entraîner des conséquences pour la santé mentale (stress) ou physique.

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